Justice de genre et droits des femmes

Les inégalités entre les femmes et les hommes sont les plus universelles et les plus structurantes de nos sociétés. Les hommes détiennent 50 % de richesses de plus que les femmes et ces dernières sont davantage exposées aux effets des changements climatiques et aux discriminations.

Oxfam soutient des milliers de femmes à monter leur petite entreprise

Découvrez des projets en Éthiopie et Burkina Faso

Saviez-vous ...

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150 millions

On estime que 150 millions de personnes pourraient échapper à la faim si les femmes avaient le même accès aux ressources productives en agriculture que les hommes.
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36 ans

La pandémie a fait perdre 36 ans d’égalité entre les femmes et les hommes
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2/3

des 800 millions de personnes de plus de 15 ans qui ne savent ni lire ni écrire sont des femmes.
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23 %

Dans le monde, les femmes gagnent 23 % de moins que les hommes.

Une approche féministe de la justice climatique

Les effets du changement climatique impactent disproportionnellement les femmes du « Sud ». Premièrement, parce que les pays à faible revenu dans lesquels elles vivent sont le plus touchés par les inondations, les typhons et la sécheresse. Mais aussi parce que 60 à 80 % de la production de nourriture dans les pays à revenu faible et moyen est assurée par les femmes. Ce qui signifie que la crise climatique menace non seulement la production alimentaire mondiale mais aussi l’indépendance économique des agricultrices, qui possèdent rarement les terres qu’elles cultivent, les outils pour le faire et ont un accès très limité aux prêts ou à des formations aux nouvelles technologies agricoles. 

Nous pensons dès lors qu’il est indispensable de les soutenir. Non seulement avec nos projets de coopération au développement mais aussi à travers notre travail de plaidoyer en Belgique et dans le monde. Pour cela, les financements pour l’adaptation et la résilience des pays et des populations vulnérables sont capitaux. Or, les dernières tendances sont très préoccupantes, comme le révèle le rapport d’Oxfam « Les vrais chiffres des financements climat ». Non seulement les pays riches ne respectent pas leur engagement de verser 100 milliards de dollars chaque année aux pays pauvres pour les aider à s’adapter aux changements climatiques mais en plus, la parité dans la gouvernance climatique n’est pas atteinte et trop peu de financements sont accordés aux organisations de femmes autochtones, alors qu’elles sont pionnières dans les luttes écologiques, et que la destruction de l’environnement induit la destruction de leurs activités.

Pour rappeler cet impératif, Oxfam pèse de tout son poids lors de grands rendez-vous internationaux, dont les Sommets des Nations unies pour le climat.

Lors de la 26e COP à Glasgow, nous avons remis à Zakia Khattabi, alors ministre fédérale de l’environnement, notre pétition exigeant de la Belgique qu’elle assume sa responsabilité de pollueur historique à l’égard des pays en première ligne en augmentant sa contribution au financement climat international.

Lors de la 26e COP à Glasgow, nous avons remis à Zakia Khattabi, alors ministre fédérale de l’environnement, notre pétition exigeant de la Belgique qu’elle assume sa responsabilité de pollueur historique à l’égard des pays en première ligne en augmentant sa contribution au financement climat international.

Être une femme au cœur des conflits

Les femmes sont les premières touchées par les déplacements en zones de conflit. Dans des situations de déplacements contraints, l’un des premiers besoins que rencontrent les femmes est une nécessité de protection. De telles situations les placent en effet dans un très fort contexte d’insécurité. Amenées à fuir leur habitat, les femmes font face à une nouvelle difficulté qui est le risque, plus élevé que chez les hommes, d’être agressées physiquement et/ou de subir des violences sexuelles.

Dans son action humanitaire, Oxfam s’attache à répondre à ce besoin de sécurité : que ce soit en garantissant un espace d’accueil réservé aux femmes dans les camps de réfugié.e.s, un accompagnement psychologique ou des accès sécurisés et éclairés aux installations d’hygiène.

Depuis 2020, nous appliquons un marqueur humanitaire de genre à tous nos programmes. Concrètement, nous savons que les femmes, les filles, les hommes et les garçons sont affectés de différentes manières par les crises humanitaires, de même qu'ils et elles possèdent des capacités différentes pour y faire face et s'y préparer. Ce marqueur, sorte d’audit de nos programmes humanitaires, contribue à mieux subvenir aux besoins spécifiques des différents groupes de population selon leur genre.

Des inégalités hommes-femmes aggravées par la crise

La pandémie de Covid-19 et la crise économique et sociale qu’elle a entrainée a aggravé les inégalités de façon simultanée dans l’ensemble des pays du monde et risque de pénaliser les femmes durablement. Pourtant en première ligne, la pandémie a entrainé pour les femmes du monde entier une perte de revenus d’au moins 800 milliards de dollars en 2020, soit plus que les PIB combinés de 98 pays ! Oxfam plaide, à travers son travail de plaidoyer, pour que cet impact sur les femmes soit au cœur des réponses politiques à la crise entraînée par la pandémie de covid-19. D’après nous, ces plans doivent :

  • Promouvoir des politiques publiques qui déchargent les femmes du travail domestique.

  • Corriger les inégalités entre les femmes et les hommes dans le monde du travail.

  • Appliquer la budgétisation féministe aux plans de relance à travers le monde.

  • Adopter une solidarité féministe internationale.

Soutenir les organisations de femmes

Oxfam soutient des organisations de femmes dans près de 60 pays, à travers des projets de développement. L’objectif étant toujours de promouvoir les droits des femmes, améliorer leurs conditions de vie et leur indépendance.

L’un des projets phares qu’Oxfam Belgique et ses partenaires mettent en œuvre pour contribuer à cette égalité en droits est la méthode Gender Action Learning. Au Mali, au Burkina Faso et au Mozambique, des ateliers qui peuvent durer jusqu’à 18 mois se sont avérés êtres des outils efficaces pour déconstruire les rapports de force inégaux entre les hommes et les femmes dans la sphère privée et professionnelle, mieux distribuer les tâches de soins et ainsi permettre aux femmes de consacrer plus de temps à leurs activités professionnelles et donc augmenter leurs revenus.

Le commerce équitable, un outil d’empowerment des femmes

Pour Oxfam, le commerce équitable est un levier d’émancipation. Que ce soit dans la filière du thé, du cacao ou du café, les coopératives avec lesquelles nous collaborons sont plus que de simples fournisseurs de matières premières ou de produits. Nous établissons avec elles un partenariat d’égal à égal et à long terme, ce qui permet aux producteurs et aux productrices d’avoir une sécurité financière et d'investir dans leur avenir.

Plaidoyer féministe en Belgique et à l’international

Combattre la discrimination à l’égard des femmes requiert une approche structurelle aux niveaux des gouvernements et des organisations internationales. Ceux-ci sont encore trop souvent constitués d’une majorité d’hommes et entretiennent ainsi le rapport de force actuel.

Pour cela, il faut de nouvelles formes de gouvernance qui mettent fin aux discriminations liées au genre, à l’origine ethnique ou à l’orientation sexuelle. Oxfam s’engage ainsi au sein du Conseil consultatif Genre et Développement, dont Oxfam assure la présidence jusqu’en 2025, à s’assurer que la justice de genre soit prise en compte dans les politiques belges et internationales.

Au niveau belge, cela veut dire par exemple que les 18 organisations qui composent le Conseil plaident pour inscrire la justice de genre dans le Plan National Energie-Climat. Concrètement, nous réalisons un travail d’influence auprès des autorités belges pour que les droits des femmes soient systématiquement pris en compte dans la politique énergétique et climatique belge des années à venir. Au niveau international, le Conseil veille à l’intégration d'une perspective de genre dans les activités des Nations Unies, en contribuant au travail de la Commission de la Condition de la Femme de l’ONU.

Les principes féministes d’Oxfam

11 principes féministes nous guident dans notre travail avec nos partenaires, dans le déploiement de nos programmes, nos actions humanitaires, nos campagnes et dans notre travail de plaidoyer. Ces principes ont été débattus au sein d’Oxfam Belgique et façonnent notre culture organisationnelle et nos comportements au travail

Découvrez nos 11 principes féministes en détail :

Dernières nouvelles sur le genre

Oxfam International a dévoilé les contours de sa nouvelle stratégie pour lutter contre les inégalités et éradiquer la pauvreté et les injustices dans le monde.
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