Voices Rise Up for Palestine

Dans un Moyen-Orient où le droit international est piétiné, les civils palestiniens paient chaque jour un prix toujours plus lourd. Avec la chanson Voices Rise Up, Oxfam Belgique, aux côtés de plus de 50 artistes belges et palestinien.nes , appelle les citoyen.nes à faire entendre leur voix. Ensemble, nous exigeons la fin de l’impunité d’Israël et que la Belgique applique - et durcisse - ses engagements

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Au gouvernement belge : il faut passer des paroles aux actes

Nous exigeons l’application immédiate des mesures annoncées l’an dernier, et d’aller bien au‑delà. La Palestine disparaît des gros titres et pourtant, le génocide ne s’est jamais arrêté. Alors que les attaques militaires s’étendent - du Liban à l’Iran - Israël continue de violer le droit international en toute impunité. Les premières victimes de cette impunité sont les Palestinien.nes et tous les civils de la région, qui paient chaque jour un prix toujours plus lourd.

Depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025, sans cesse violé, plus de 600 Palestiniennes et Palestiniens ont été tué.es, l’aide humanitaire est toujours bloquée en Cisjordanie et la colonisation s’accélère. La Belgique doit transformer ses engagements à l’égard d’Israël en actes.    

Nous demandons que la Belgique : 

  1. Garantisse un accès humanitaire sans entrave. La Belgique doit exiger la levée immédiate des obstacles pour que l’aide arrive vite, en sécurité et sans ingérence. 
  2. Applique l’interdiction des produits des colonies israéliennes illégales. Mesure annoncée mais non activée. L’Espagne l’a fait en 15 jours, la Belgique peut le faire aussi, sans délai. 
  3. Coupe les liens financiers avec les colonies illégales. Tant que nos insitutions financières investissent dans des entreprises actives dans les colonies, nos condamnations restent symboliques. Il faut assécher ces flux immédiatement. 
  4. Pousse à la suspension de l’Accord d’association UE–Israël. Aucun privilège commercial ne peut coexister avec un état qui viole systématiquement le droit international. Et alors que l’escalade régionale de ces derniers jours, du Liban à l’Iran, Israël restreint encore plus l’accès humanitaire, agir devient plus urgent que jamais. 

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Malgré les tentatives d’Israël de restreindre l’action humanitaire, nous continueons à travailler en territoire palestinien occupé grâce à nos partenaires palestiniens. Votre don soutient directement des civils : eau, nourriture, protection, soins essentiels. 

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POURQUOI CETTE chanson ?

Parce que la culture peut rompre l’oubli. La Palestine disparaît des écrans, alors qu’un génocide est toujours en cours. Cette chanson a trois objectifs clairs : empêcher que la Palestine tombe dans l’oubli, exprimer sa solidarité et surtout exiger de la Belgique qu’elle passe des condamnations aux actes.  « Quand on dispose d’une tribune, il faut s’en servir. On ne peut pas rester silencieux face à un génocide », déclare Hind Eljadid, écrivaine et artiste. Découvrez ci-dessous pourquoi Laura Tesoro, Koen Wauters, Daan et Eefje De Visser se joignent à cette initiative.

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kerngroep voices rise up

Crédits

Réalisateur du clip : Ramy Moharam Fouad
Production du clip : Caviar Commercials × Les Mecs
Création musicale : Alaa Shublaq, Halah Asfour, Hind Eljadid, Jaouad Alloul, Pieter Embrechts, Ahmed Hawwash et Willem Ardui
Producer: Willem Ardui
Enregistrement & mixage: Pieterjan Coppejans
Mastering: Lieven van Pée
Vous trouverez tous les crédits sur YouTube

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Nous y répondons avec plaisir

Notre pétition précédente, Speak-up for Palestine, a donné des résultats. Elle a culminé avec une rencontre avec notre ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot le 12 septembre 2025. Quelques semaines plus tard, grâce à la pression citoyenne combinée de la rue mais aussi des ONG, la Belgique a dû annoncer 12 mesures pour le respect du droit international. Parmi elles : l’interdiction d'exportation et de transit d'armes vers Israël. Problème : seules 9 ont été appliquées. Cette nouvelle pétition vise à forcer la mise en œuvre des engagements restants (interdiction des produits des colonies israéliennes en Belgique par exemple) et à pousser la Belgique à aller plus loin. Evidemment, la Belgique ne peut pas être la seule à faire pression sur Israël, mais ce n’est pas une raison pour rester assis à ne rien faire. L'action ne vient que par la pression. 

Tout ce qui était en notre pouvoir malgré un blocus quasi total. 
Oxfam et ses partenaires ont soutenu plus de 1,3 million de personnes. Et tout cela alors que nos propres collègues étaient confrontés à des conditions de travail inhumaines et que plusieurs de nos partenaires - un médecin et une sage-femme actif.ves au sein de l’ONG Juzoor et quatre ingénieurs hydriques du Service des eaux des municipalités côtières de Gaza - ont été tués par des frappes israéliennes pendant leur travail. En résumé, ce que nous faisons :  
• distribution d’eau potable et tests de qualité (2 600 échantillons/mois) 
• cash, vouchers et nourriture 
• réhabilitation de réseaux d’eau/égouts 
• soutien psychosocial et protection 
• appui aux agriculteurs et au commerce équitable 
C’est une réponse importante, que l’on voudrait bien plus grande, mais toujours entravée par Israël. C'est pour cela que nous militons pour un accès humanitaire sans entrave. Et que nous vous demandons de faire pression avec nous :) 

Oui. 
Fin 2025, un nouveau système d’enregistrement imposé par Israël menaçait de restreindre l’accès humanitaire alors que la population de Gaza souffrait énormément. Les organisations humanitaires subissaient des pressions de la part d’Israël pour qu’elles lui communiquent des données sensibles concernant leur personnel ou qu’elles suspendent leurs opérations. Cela aurait constitué une violation de la législation nationale sur la protection des données (RGPD), du droit international humanitaire, de notre mandat et des principes humanitaires.  

En février 2026, Oxfam et 16 autres ONG internationales ont pris des mesures juridiques sans précédent et ont engagé une procédure devant la Haute Cour d'Israël pour contester le nouveau système d'enregistrement israélien, afin de protéger les civils et le personnel, de garantir que l'aide parvienne à ceux qui en ont le plus besoin, et de défendre notre capacité et l'espace nécessaire pour fournir une aide vitale. 

Malgré ces obstacles : 
> nous restons opérationnels via notre enregistrement auprès de l’Autorité palestinienne 
> nos équipes et partenaires poursuivent le travail sur place 
> nous continuons via des achats locaux et les infrastructures existantes 

Nos opérations sont entravées mais elles ne s’arrêtent pas.

Nous demandons que la Belgique soit cohérente avec son engagement de mener une diplomatie basée sur le droit international. Et qu’elle applique sans attendre les mesures qu’elle a annoncées l’an dernier et qu’elle aille plus loin ! Nous pensons que seule la pression peut faire bouger Israël et le reste de l’Union européenne. Si l’Espagne peut le faire, nous aussi. Vous trouverez toutes nos demandes sur le site de la campagne. Mais voici un aperçu des mesures que la Belgique peut prendre maintenant : 

1. Garantir l’accès humanitaire. En tant qu’acteur humanitaire, nous exigeons que l’aide arrive sans obstacles.  

2. Appliquer l’interdiction des produits des colonies. C’est tout simplement interdit d’après le droit international. La mesure existe… mais elle n’est toujours pas appliquée. On demande sa mise en œuvre immédiate, comme l’a fait l’Espagne en 15 jours. 

3. Mettre fin aux investissements belges dans les colonies. Tant que banques et fonds belges financent des entreprises actives dans les colonies, elles sont complices de la colonisation israélienne en Palestine et nos condamnations restent symboliques. On demande une interdiction claire. 

4. Pousser à suspendre l’Accord UE–Israël. L’Article 2 de cet accord prévoit que les droits humains sont un “élément essentiel”. Israël viole clairement cet article : il est donc du devoir de la Belgique d’exiger la suspension des privilèges commerciaux. C’est incroyable que l’UE n’ait toujours pas agi en ce sens...  

En bref : passer des promesses aux actes, avec des mesures concrètes qui ont un impact réel.  

Oxfam s’exprime surtout là où nous travaillons via nos équipes, nos partenaires, bref partout où nous voyons l’injustice de près. C’est un principe aussi vieux qu’Oxfam et nous considérons que c’est une question de légitimité pour nous.  

Et surtout, vous ne nous avez peut-être pas entendus, mais nous avons mené de grandes opérations humanitaires (eau, nourriture, protection) au Soudan du Sud où nous sommes présents à Renq, près de la frontière avec le Soudan. Et avons immédiatement tiré la sonnette d’alarme lorsque les FSR (Forces de soutien Rapides) ont commis des massacres de civils à El Fasher. 

Idem en RDC où nous travaillons depuis des décennies : en février 2025, lorsque la guerre a repris dans les Kivu, nous avons organisé plusieurs rencontres avec des décideur.euse.s politiques auprès de la Belgique et de l’UE. Faire pression peut se faire aussi dans les couloirs du pouvoir, par de l’influence auprès du politique, pas toujours par des campagnes visibles et publiques.  

Au sujet de l’Iran : nous n’y sommes pas présent.es, mais nous avons exceptionnellement pris position dès le début des manifestations, aux côtés des civils qui sont sortis dans les rues pour exiger plus de liberté malgré les risques. Et face aux attaques illégales des États‑Unis et d’Israël et à la riposte iranienne, nous demandons publiquement que toutes les parties respectent le droit international : arrêt immédiat des attaques, désescalade dans la région. 

Oui. Les actions menées par Israël ont causé la mort de plus de 70 000 civils, dont des travailleurs humanitaires, détruit des installations vitales pour la santé et la fourniture d’eau, bloqué les livraisons d’aide et imposé des restrictions paralysantes qui rendent pratiquement impossible l’acheminement d’une aide vitale. Ces actions, associées à l’affamement forcé, aux déplacements forcés massifs et à la destruction des services essentiels, constituent un génocide, comme l’ont reconnu les expert.es de l’ONU, la Commission d’enquête, des universitaires internationaux.ales et israélien.nes, ainsi que des organisations de défense des droits humains. En vertu de la Convention sur le génocide, tous les États ont l'obligation légale de prévenir de tels actes et de ne pas s'y rendre complices.  

(¹) Oxfam respecte votre vie privée. Vous pouvez retirer votre consentement à tout moment. Des questions sur la manière dont nous vous contactons ? Envoyez un mail à maquestion@oxfambelgique.be ou appelez le 02 501 67 77. Lisez notre politique de confidentialité