Avec l’appui de la coopération belge, Oxfam renforce la protection et la résilience de 188 000 personnes dans six pays en crise
Dans des contextes marqués par les conflits, les déplacements forcés et les crises climatiques, un programme humanitaire financé par la coopération belge (DGD) a permis d’améliorer concrètement la protection et les conditions de vie de près de 188 000 personnes dans six pays parmi les plus fragiles au monde.
Dans ces six pays, les populations font face à une accumulation de crises : conflits prolongés, insécurité alimentaire, déplacements massifs, crise climatique et effondrement de services essentiels. À l’échelle mondiale, plus d’une personne sur 23 dépend aujourd’hui de l’aide humanitaire, et ces contextes concentrent parmi les besoins les plus urgents. Les femmes et les enfants sont en première ligne, exposés à des risques accrus de violences, d’exclusion et de pauvreté extrême.
Mis en œuvre entre décembre 2023 et novembre 2025 au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en République démocratique du Congo (RDC), dans le Territoire palestinien occupé (Gaza) et au Yémen, ce programme a combiné aide d’urgence, renforcement des communautés et soutien aux acteurs locaux pour répondre à des besoins humanitaires croissants.
Un accès amélioré aux services de protection
Dans des contextes où les populations sont exposées à des violences, à des déplacements massifs ou à l’effondrement des services publics, le programme a permis d’améliorer l’accès aux services de protection pour des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.
Grâce à des actions de sensibilisation, à la mise en place de mécanismes d’orientation et à un accompagnement direct, les personnes exposées aux risques de protection ont pu bénéficier d’une meilleure prise en charge.
Au Mali, 89 % des personnes interrogées déclarent avoir un meilleur accès aux services, dépassant largement l’objectif initial. Au Niger, ce taux atteint 83 %, tandis qu’en RDC, le nombre de cas référés vers des structures de prise en charge a presque doublé par rapport à la cible initiale.
Ces résultats montrent qu’un ancrage communautaire fort et des mécanismes de référencement efficaces peuvent faire la différence, même dans des contextes extrêmement contraints.
Sécurité alimentaire et résilience : des améliorations tangibles
Au-delà de la protection, le programme a contribué à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des ménages.
Dans plusieurs pays, la proportion de ménages ayant accès à une alimentation suffisante et diversifiée a fortement augmenté.
Au Niger, elle est passée de 33 % à 88 %, tandis qu’au Mali, elle atteint 91 %, dépassant les objectifs fixés.
En RDC, les progrès sont particulièrement marquants : la part de ménages ayant un score de consommation alimentaire acceptable est passée de 11 % à 64 %.
Parallèlement, on observe une réduction significative du recours aux stratégies de survie négatives, signe d’une meilleure capacité des ménages à faire face aux chocs sans compromettre leur avenir.
Renforcer les acteurs de la société civile pour changer les règles du jeu
Le programme s’est également attaché à renforcer les capacités des organisations locales à défendre les droits des populations vulnérables.
Dans l’ensemble des pays d’intervention, les organisations de la société civile ont été accompagnées pour produire des analyses, structurer leur plaidoyer et porter leurs revendications auprès des autorités.
Au Niger, 46 actions de plaidoyer communautaire ont été menées, débouchant sur des décisions concrètes en faveur des communautés locales.
En RDC, plusieurs réseaux de plaidoyer ont été renforcés, permettant une meilleure participation des acteurs locaux aux espaces de décision.
Ces évolutions témoignent d’un changement clé : les communautés ne sont pas seulement bénéficiaires, elles deviennent actrices du changement.
Répondre rapidement aux crises grâce à des mécanismes flexibles
Face à des crises de plus en plus fréquentes et imprévisibles, le programme a intégré un mécanisme innovant, le “Crisis Modifier”, permettant de déclencher rapidement des réponses d’urgence.
Dans certains contextes, comme à Gaza, la réponse a pu être activée en moins de 3 jours après le déclenchement d’une crise majeure.
Au Yémen, ce mécanisme a permis de dépasser très largement les objectifs initiaux en termes de couverture.
Cette approche flexible s’avère essentielle pour réduire le temps entre l’alerte et l’assistance et ainsi limiter l’impact des crises sur les populations.
Un impact réel, malgré des contraintes persistantes
Malgré des résultats significatifs, les défis restent immenses.
Dans plusieurs zones d’intervention, l’accès aux services demeure limité, les infrastructures insuffisantes et les contraintes sécuritaires particulièrement lourdes. Les résultats varient selon les contextes, soulignant l’importance de solutions adaptées et durables.
À propos du programme
- Période : décembre 2023 – novembre 2025
- Budget : 9,88 millions d’euros
- Pays d’intervention : Burkina Faso, Mali, Niger, RDC, Gaza, Yémen
- Personnes atteintes : 188 343 personnes (dont plus de 101 000 femmes)
Ce projet bénéficie du soutien financier de la Coopération belge au développement (DGD).